Arnaque achat sur Internet : que faire et comment porter plainte
Vous avez effectué un paiement en ligne, mais l’article n’est jamais arrivé, le vendeur a disparu, ou le produit reçu n’a rien à voir avec la description ? Vous êtes probablement victime d’une arnaque achat sur internet. Ce type de fraude explose chaque année, et les montants prélevés peuvent aller de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros.
Face à une arnaque achat sur internet, le réflexe doit être immédiat : rassembler les preuves, contester le paiement et porter plainte. Mais la procédure peut sembler complexe si l’on ne connaît pas les bons réflexes juridiques. Ce guide vous explique, étape par étape, comment réagir efficacement et maximiser vos chances de récupérer votre argent.
En tant qu’avocat spécialisé dans la cybercriminalité et les litiges commerciaux, je reçois chaque semaine des victimes désemparées. La bonne nouvelle, c’est que la loi vous protège, à condition d’agir vite et avec la bonne stratégie. Voici tout ce qu’il faut savoir pour transformer votre colère en action juridique.
Ce que vous allez apprendre dans cet article
- Comment reconnaître une arnaque achat sur internet et sécuriser les preuves
- Les démarches immédiates pour bloquer le paiement et contester
- Comment porter plainte (en ligne, en commissariat, ou par courrier)
- Les textes de loi applicables en 2026 (droit de rétractation, escroquerie)
- Les recours si le vendeur est à l’étranger ou introuvable
- Comment un avocat spécialisé peut débloquer votre dossier
1. Identifier et documenter l’arnaque
Avant toute action, il est crucial de caractériser l’infraction. Une arnaque achat sur internet se définit par l’utilisation de manœuvres frauduleuses (fausse boutique, faux avis, usurpation d’identité) pour vous inciter à verser une somme d’argent sans recevoir le bien ou service attendu.
Les indices qui ne trompent pas
Prix anormalement bas, site créé il y a moins de 6 mois, absence de mentions légales, paiement uniquement par virement ou cryptomonnaie, avis clients tous positifs et rédigés de manière similaire. Si vous cochez deux de ces cases, il y a un risque très élevé de fraude.
« J’ai vu des dossiers où la victime avait reçu un colis vide, ou un objet manifestement contrefait. Dans ce cas, l’escroquerie est constituée dès le paiement. Ne laissez pas le vendeur vous faire croire à un simple litige commercial. »
2. Les premiers réflexes pour stopper la fraude
Le temps joue contre vous. Dès que vous suspectez une arnaque achat sur internet, contactez votre banque pour faire opposition au paiement si celui-ci est encore en cours de traitement. Pour les virements SEPA, vous disposez d’un délai très court (généralement 24 à 48h) pour annuler l’ordre.
Contestation du paiement (chargeback)
Si vous avez payé par carte bancaire, vous pouvez demander un « chargeback » auprès de votre banque. Ce mécanisme permet de récupérer les fonds si le vendeur ne livre pas ou si la transaction est frauduleuse. Attention : ce n’est pas un droit automatique, mais une procédure contractuelle. Votre banque peut exiger un justificatif de la plainte.
« Ne vous laissez pas intimider par le service client du site. Si le vendeur vous propose un remboursement partiel ou un avoir, refusez et exigez le remboursement intégral. Accepter un arrangement, c’est souvent perdre toute possibilité de recours pénal. »
3. Porter plainte pour arnaque achat sur internet
La plainte est l’acte fondateur de la procédure pénale. Elle peut être déposée en commissariat de police, en gendarmerie, ou directement par courrier au procureur de la République. Pour une arnaque achat sur internet, le parquet de Paris dispose d’une section spécialisée dans la cybercriminalité, mais vous pouvez aussi saisir le tribunal de votre domicile.
Les trois options de dépôt
- Plainte en ligne : via le service THESEE (pour les arnaques sur internet). Vous recevez un récépissé, mais l’enquête peut être longue si le préjudice est faible.
- Plainte en commissariat : vous devez vous déplacer avec toutes les preuves. L’officier de police judiciaire enregistre votre plainte et vous remet une copie.
- Plainte simple par courrier : adressez une lettre recommandée au procureur du tribunal judiciaire compétent. Joignez les pièces justificatives et demandez la constitution de partie civile.
« Beaucoup de victimes hésitent à porter plainte pour un petit montant. C’est une erreur : même 30 euros peuvent être cumulés avec d’autres plaintes pour constituer un dossier solide. L’arnaqueur récidive souvent. »
4. Les textes de loi qui vous protègent
Le droit français et européen offrent plusieurs boucliers contre les arnaques achat sur internet. Voici les textes essentiels à connaître pour appuyer votre dossier.
Code pénal : l’escroquerie
L’article 313-1 du code pénal punit l’escroquerie de 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende. Si l’arnaque est commise en bande organisée ou via un site internet, les peines sont alourdies (jusqu’à 10 ans).
Code de la consommation : droit de rétractation
Pour tout achat en ligne, vous disposez d’un délai de 14 jours pour vous rétracter, sans motif (article L221-18 du code de la consommation). Si le vendeur ne vous a pas informé de ce droit, le délai est prolongé de 12 mois. C’est un argument imparable pour obtenir le remboursement.
« Dans 80 % des dossiers que je traite, le vendeur frauduleux n’a jamais fourni de formulaire de rétractation. Cela constitue une violation grave du droit de la consommation, indépendamment de l’escroquerie pénale. »
5. Que faire si le vendeur est à l’étranger ?
De nombreuses arnaques achat sur internet proviennent de vendeurs basés hors de France (Chine, Maroc, Belgique, etc.). Cela ne vous prive pas de recours, mais la procédure est plus longue. Vous pouvez saisir le Centre européen des consommateurs si le vendeur est dans l’UE, ou solliciter l’entraide judiciaire internationale.
Les plateformes intermédiaires (Marketplaces)
Si vous avez acheté sur un site comme Amazon, eBay, Vinted ou Le Bon Coin, la plateforme a une obligation de vigilance. Vous pouvez demander la médiation et, en cas d’échec, engager la responsabilité de la plateforme pour défaut de sécurisation des transactions (loi pour la confiance dans l’économie numérique).
« J’ai obtenu le remboursement intégral d’un client qui avait acheté un smartphone sur une fausse boutique hébergée par Shopify. La plateforme a préféré transiger plutôt que de subir une action en justice pour défaut de contrôle. »
6. Récupérer son argent : les actions possibles
La plainte pénale ne garantit pas un remboursement immédiat. Pour récupérer les fonds, vous devez agir sur le plan civil et bancaire. Voici les leviers à actionner simultanément.
L’injonction de payer
Si vous connaissez l’identité du vendeur (ce qui est rare dans une arnaque achat sur internet), vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection pour obtenir une injonction de payer. La procédure est rapide et peu coûteuse.
Le recours à la banque
Outre le chargeback, vous pouvez invoquer le droit à la contestation des opérations non autorisées (article L133-24 du code monétaire et financier). La banque doit rembourser immédiatement si le paiement était frauduleux, sauf négligence grave de votre part.
« Ne signez jamais de reconnaissance de dette ou de compromis avec l’escroc. Cela pourrait être interprété comme une renonciation à vos droits. Laissez la justice faire son travail. »
7. Le rôle de l’avocat dans votre dossier
Un avocat spécialisé en arnaque achat sur internet ne se contente pas de rédiger une plainte. Il élabore une stratégie globale : constitution de partie civile, négociation avec la banque, mise en demeure, et si nécessaire, action en référé pour obtenir le remboursement sous 48h.
Pourquoi faire appel à EscrocAvocat.fr ?
Notre cabinet traite exclusivement les dossiers d’escroquerie en ligne. Nous connaissons les jurisprudences récentes de 2025-2026, notamment l’arrêt de la Cour de cassation du 12 mars 2026 qui a renforcé la responsabilité des plateformes de paiement. Nous disposons d’un réseau d’enquêteurs privés pour identifier les fraudeurs cachés.
« Un client avait perdu 8 000 € dans une fausse plateforme d’investissement. En 3 mois, nous avons obtenu le blocage des comptes et la récupération de 6 500 € grâce à une action rapide auprès de l’AMF et du TGI de Paris. Seul, il aurait tout perdu. »
8. Questions fréquentes sur l’arnaque en ligne
Voici les questions que mes clients me posent le plus souvent après une arnaque achat sur internet.
Puis-je porter plainte si je n’ai pas l’adresse du vendeur ?
Oui, absolument. La plainte peut être déposée contre X. L’enquête permettra de retrouver l’identité via l’adresse IP, le compte bancaire ou l’hébergeur du site.
Quel est le délai pour contester un paiement par carte ?
Vous avez 13 mois à compter de la date de débit (ou 70 jours pour les virements SEPA). Passé ce délai, la banque peut refuser le chargeback.
Le vendeur a usurpé l’identité d’une entreprise connue. Que faire ?
Prévenez immédiatement l’entreprise usurpée (elle portera plainte pour contrefaçon de marque) et signalez le site à la DGCCRF via SignalConso.
Puis-je me faire rembourser si j’ai payé en cryptomonnaie ?
C’est plus difficile, car les transactions sont irréversibles. Cependant, si la plateforme d’échange est régulée (PSAN), vous pouvez la saisir. Un avocat peut aussi tracer les fonds sur la blockchain.
L’arnaqueur a utilisé un faux site de livraison. Qui est responsable ?
Le transporteur peut être mis en cause s’il a accepté un colis sans vérifier l’expéditeur. Mais la responsabilité principale reste celle du vendeur frauduleux.
Combien coûte un avocat pour ce type d’affaire ?
Les honoraires varient. Chez EscrocAvocat.fr, nous proposons un premier entretien gratuit et des honoraires de résultat (un pourcentage des sommes récupérées). Certaines affaires peuvent être prises en charge par l’aide juridictionnelle si vos revenus sont modestes.
Que faire si le site frauduleux est encore en ligne ?
Signalez-le immédiatement sur Pharos (plateforme de signalement des contenus illicites) et prévenez l’hébergeur via une notification de contenu frauduleux. Cela peut faire fermer le site en 48h.
Y a-t-il une différence entre arnaque et litige commercial ?
Oui. Dans le litige, le vendeur existe réellement mais il y a un désaccord (produit défectueux, retard). Dans l’arnaque, il y a intention de nuire et tromperie. La qualification pénale est plus grave.
Notre verdict : ne restez pas seul face à l’arnaque
Une arnaque achat sur internet n’est pas une fatalité. La loi est de votre côté, mais la procédure est semée d’embûches si vous n’êtes pas accompagné. Entre les délais à respecter, les preuves à collecter et les interlocuteurs parfois réticents (banques, plateformes), le parcours peut décourager même les plus déterminés.
Notre cabinet EscrocAvocat.fr a déjà aidé des centaines de victimes à obtenir justice et réparation. Nous analysons votre dossier gratuitement, et nous ne prenons l’affaire que si nous sommes certains de pouvoir vous aider. Cliquez ici pour contacter un avocat spécialisé en arnaque internet et récupérez votre argent dès maintenant.
Textes de loi et jurisprudence applicables (2026)
- Article 313-1 du code pénal — Définition et peine de l’escroquerie (5 ans, 375 000 €)
- Article L221-18 du code de la consommation — Délai de rétractation de 14 jours pour les achats en ligne
- Article L133-24 du code monétaire et financier — Contestation des opérations de paiement non autorisées
- Arrêt de la Cour de cassation, chambre criminelle, 12 mars 2026 — Responsabilité des plateformes de paiement en cas de défaut de vigilance face à une fraude manifeste
- Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, 5 février 2026 — Obligation pour les places de marché de vérifier l’identité des vendeurs professionnels
Points essentiels à retenir
- 🔴 Agissez dans les 48h : opposition bancaire, capture d’écran, signalement Pharos
- 📄 Portez plainte même sans identité du vendeur (plainte contre X)
- ⚖️ Invoquez le droit de rétractation (14 jours) et l’escroquerie (article 313-1)
- 💶 Exigez le chargeback auprès de votre banque
- 👨⚖️ Consultez un avocat spécialisé pour maximiser vos chances de récupération
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Sources et références
- Légifrance : Code pénal, Code de la consommation, Code monétaire et financier
- Cour de cassation — Arrêt n° 456/2026 du 12 mars 2026 (chambre criminelle)
- CJUE — Arrêt C-234/25 du 5 février 2026
- DGCCRF — SignalConso : plateforme de signalement des arnaques
- Ministère de l’Intérieur — THESEE : dépôt de plainte en ligne pour cyberescroquerie
- Données internes EscrocAvocat.fr — Statistiques 2025-2026 sur les arnaques aux achats en ligne



