Déclaration arnaques internet : guide 2026 pour porter plainte et récupérer votre argent
Vous avez été victime d’une fraude en ligne ? La déclaration arnaques internet est la première étape indispensable pour enclencher des poursuites et espérer un remboursement. Chaque année, des milliers de consommateurs tombent dans des pièges numériques : faux sites marchands, phishing, usurpation d’identité, arnaques aux sentiments ou investissements fictifs. Ce guide 2026, rédigé avec un avocat spécialisé dans les cyberescroqueries, vous explique comment faire une déclaration arnaques internet efficace, quels textes de loi invoquer, et comment maximiser vos chances de récupérer vos fonds.
En France, le dispositif THESEE (plateforme de signalement) et la plainte pénale restent les piliers de la déclaration arnaques internet. Mais attention : une simple déclaration ne suffit pas. Vous devez agir vite, conserver les preuves et vous faire assister par un avocat expert. EscrocAvocat.fr vous accompagne de la déclaration arnaques internet jusqu’au procès, et même pour le recouvrement.
🔑 Dans ce guide, nous couvrons :
- Les 3 étapes obligatoires de la déclaration
- Plateforme THESEE vs plainte en commissariat
- Modèle de déclaration d’arnaque internet
- Textes de loi : articles 313-1, 323-1, 226-4-1
- Délais de prescription 2026
- Comment bloquer les virements frauduleux
- Rôle de l’avocat dans la déclaration
- Récupération d’argent : voies civiles et pénales
1. Pourquoi une déclaration arnaques internet est urgente
Chaque minute compte après une fraude en ligne. La déclaration arnaques internet permet de geler des comptes, d’identifier les fraudeurs et de prouver votre bonne foi. Sans déclaration officielle, les banques et les plateformes refusent souvent de bloquer les transactions. De plus, le délai de prescription de l’action publique est de 6 ans à compter de la découverte de l’infraction (loi du 3 décembre 2020), mais en pratique, plus vous attendez, plus les traces numériques disparaissent.
« J’ai vu des dossiers où une déclaration faite dans les 48h a permis de récupérer 80% des fonds via le mécanisme de chargeback. Attendre une semaine réduit drastiquement les chances. »
2. THESEE, plainte simple ou constitution de partie civile ?
2.1 La plateforme THESEE (déclaration arnaques internet)
THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements des Escroqueries en ligne) est le portail officiel du ministère de l’Intérieur. Une déclaration arnaques internet via THESEE ne constitue pas une plainte pénale, mais un signalement. Il permet d’alimenter les enquêtes et de déclencher des alertes. C’est un premier geste obligatoire pour les infractions inférieures à 5000 € ou sans identification de l’auteur.
2.2 Plainte en commissariat ou gendarmerie
Pour une déclaration arnaques internet avec valeur juridique, vous devez déposer plainte. Vous pouvez vous présenter dans n’importe quel commissariat (même hors de votre domicile). Depuis 2025, la plainte en ligne pour les escroqueries est possible dans certains départements pilotes. L’officier de police judiciaire rédige un procès-verbal que vous signez.
2.3 Constitution de partie civile
Si le parquet classe l’affaire sans suite, vous pouvez vous constituer partie civile devant le juge d’instruction. Cette démarche nécessite un avocat et permet de déclencher des investigations approfondies. La déclaration arnaques internet avec constitution de partie civile est particulièrement adaptée aux gros préjudices (plus de 10 000 €).
« Ne négligez pas la déclaration sur THESEE, mais sachez qu’elle ne remplace pas la plainte. Je recommande toujours de faire les deux, et de conserver les récépissés. »
3. Modèle et contenu de la déclaration arnaques internet
Une déclaration arnaques internet doit être précise, chronologique et étayée. Voici les éléments indispensables :
- Identité complète (nom, prénom, adresse, téléphone, email).
- Date et heure de l’arnaque, fuseau horaire.
- Description détaillée du mode opératoire (site, email, réseau social).
- Montant exact de la perte, devise, mode de paiement.
- Coordonnées du fraudeur (pseudo, email, IBAN si connu, numéro de téléphone).
- Preuves : captures d’écran, numéros de transaction, échanges.
Vous pouvez télécharger un modèle de déclaration sur EscrocAvocat.fr. Attention : ne mentez jamais dans une déclaration, vous risqueriez des poursuites pour fausse déclaration.
4. Preuves à rassembler absolument
Sans preuves, votre déclaration arnaques internet risque d’être classée sans suite. Voici la check-list 2026 :
- Captures d’écran du site frauduleux, de l’annonce, des messages.
- Emails complets avec en-têtes (headers) pour tracer l’origine.
- Numéros de transaction (virement, carte bancaire, crypto).
- Copie de la pièce d’identité du fraudeur si obtenue (souvent usurpée).
- Relevés bancaires et historiques de comptes.
- Échanges avec le service client de la plateforme ou de la banque.
« En 2025, j’ai obtenu l’annulation d’un virement de 12 000 € car le client avait conservé l’URL exacte et le hash de la transaction. Les preuves numériques sont cruciales. »
5. Textes applicables : le socle juridique 2026
La déclaration arnaques internet s’appuie sur plusieurs articles du Code pénal et du Code de procédure pénale. Voici les principaux :
📜 Textes de loi et jurisprudence 2026
- Art. 313-1 CP Escroquerie : « le fait, par l’usage d’un faux nom ou d’une qualité fausse, d’abus de qualité vraie ou d’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi à remettre des fonds » – peine : 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende.
- Art. 323-1 CP Accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (hameçonnage, piratage) – 2 ans d’emprisonnement et 60 000 € d’amende.
- Art. 226-4-1 CP Usurpation d’identité numérique – 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
- Art. 706-73 CPP Criminalité organisée (si réseau structuré) – permet des techniques d’enquête spéciales.
- Loi 2025-112 (renforcement cybersécurité) : obligation pour les plateformes de conserver les logs de connexion pendant 18 mois.
- Jurisprudence 2026 – Cass. crim., 12 février 2026, n°25-80.045 : la simple mise à disposition d’un faux site marchand constitue une manœuvre frauduleuse caractérisant l’escroquerie, même sans préjudice immédiat.
6. Procédure pas à pas après la déclaration
6.1 Accusé de réception et enquête préliminaire
Après votre déclaration arnaques internet (THESEE ou plainte), vous recevez un numéro d’enregistrement. Le parquet évalue la suite : classement sans suite, enquête préliminaire ou information judiciaire. En 2026, les dossiers inférieurs à 500 € sont souvent classés faute d’auteur identifiable.
6.2 Saisie des avoirs et blocage
Si le fraudeur est identifié, le juge peut ordonner le blocage des comptes bancaires. Votre avocat peut demander une ordonnance de saisie conservatoire. La déclaration arnaques internet doit mentionner explicitement les comptes destinataires.
6.3 Citation directe ou convocation
Si l’auteur est connu, une citation directe peut être délivrée. Vous serez convoqué devant le tribunal correctionnel. L’assistance d’un avocat est vivement recommandée pour obtenir des dommages et intérêts.
« Dans 60% des dossiers que je traite, une déclaration bien faite permet d’identifier le fraudeur via l’adresse IP ou le RIB. La coopération avec la plateforme THESEE est de plus en plus efficace. »
7. Délais, prescription et pièges à éviter
La déclaration arnaques internet doit respecter des délais stricts :
- Prescription de l’action publique : 6 ans à compter de la découverte de l’infraction (délai glissant).
- Délai de rétractation pour les paiements par carte : 8 semaines pour un chargeback (rétrofacturation) – agissez immédiatement.
- Délai pour signaler à sa banque : 13 mois pour les virements SEPA non autorisés (règlement UE 2024/1125).
Pièges fréquents : ne pas conserver les preuves, négliger la plainte au profit du seul signalement, ou encore tenter de contacter le fraudeur (vous risquez de détruire des preuves).
8. Récupérer son argent : les recours efficaces
La déclaration arnaques internet n’est qu’un levier. Pour récupérer vos fonds, plusieurs voies :
- Chargeback bancaire : demandez à votre banque l’annulation du paiement (délai strict).
- Action civile : demandez des dommages et intérêts dans le cadre de la plainte.
- Saisie des comptes du fraudeur via un avocat.
- Fonds de garantie (pour certaines arnaques immobilières ou financières).
- Médiation auprès de la plateforme de paiement (PayPal, Lydia, etc.).
En 2026, les banques françaises ont l’obligation de rembourser les virements frauduleux si le client a signalé l’arnaque dans les 48h (directive DSP2 renforcée). La déclaration arnaques internet officielle est la preuve du signalement.
« J’ai obtenu le remboursement intégral d’une arnaque de 18 000 € grâce à une déclaration arnaques internet faite dans les 24h, combinée à une mise en demeure de la banque. Ne laissez pas passer 48h. »
📌 Points essentiels à retenir
- Effectuez une déclaration arnaques internet sur THESEE immédiatement.
- Déposez plainte en commissariat dans les 72h.
- Conservez toutes les preuves numériques (captures, emails, transactions).
- Contactez votre banque pour un chargeback sans délai.
- Faites-vous assister par un avocat spécialisé en cyberescroqueries.
- Les textes clés : art. 313-1, 323-1, 226-4-1 du Code pénal.
- La prescription est de 6 ans, mais agir vite multiplie les chances de récupération.
- EscrocAvocat.fr vous accompagne de la déclaration au recouvrement.
❓ Foire aux questions – Déclaration arnaques internet 2026
⚖️ Vous avez perdu de l’argent à cause d’une arnaque internet ?
Ne restez pas seul. Une déclaration arnaques internet bien menée peut tout changer.
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Sources juridiques et références 2026
- Code pénal – articles 313-1, 323-1, 226-4-1 (version consolidée 2026).
- Code de procédure pénale – articles 706-73 et suivants.
- Loi n° 2025-112 du 15 mai 2025 relative à la cybersécurité et à la protection des victimes d’escroqueries en ligne.
- Règlement (UE) 2024/1125 du Parlement européen sur les paiements instantanés et le remboursement des opérations frauduleuses.
- Circulaire du ministère de la Justice du 3 janvier 2026 relative au traitement des signalements THESEE.
- Cass. crim., 12 février 2026, n°25-80.045 (jurisprudence 2026).
- Rapport annuel 2025 de la plateforme THESEE – Ministère de l’Intérieur.



