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Arnaque InternetDéclarer une arnaque internet : procédure et recours avec un avocat

Vous avez été victime d'une fraude en ligne et vous cherchez à déclarer une arnaque internet ? Chaque jour en France, des milliers d'internautes tombent dans les pièges des sites frauduleux, des faux vendeurs ou des phishing. Face à l'ampleur du phénomène (plus de 3,7 milliards d'euros de préjudice en 2025 selon l'OCLCTIC), il est impératif d'agir vite et avec méthode. Déclarer une arnaque internet ne se limite pas à un simple signalement : c'est la première étape d'une procédure judiciaire qui, bien menée avec un avocat spécialisé, peut aboutir à un remboursement et à la condamnation des fraudeurs.

Cet article vous guide pas à pas pour déclarer une arnaque internet, de la collecte des preuves jusqu'aux recours juridiques. Vous découvrirez les textes applicables, les délais à respecter, et comment un avocat expert en cybercriminalité peut faire basculer votre dossier. Ne laissez pas les escrocs gagner : chaque démarche compte.

🔍 Points clés couverts dans cet article :
  • Les 3 étapes indispensables pour déclarer une arnaque internet
  • Comment constituer un dossier de preuves solide
  • Les recours bancaires et juridiques après le signalement
  • Le rôle de l'avocat spécialisé dans la procédure
  • Les textes de loi (Code pénal, Code de la consommation) applicables en 2026
  • Les délais de prescription et les pièges à éviter

1. Pourquoi déclarer une arnaque internet rapidement ?

Le temps est votre pire ennemi lorsqu'il s'agit de déclarer une arnaque internet. Les fraudeurs opèrent souvent depuis l'étranger, utilisent des comptes bancaires éphémères et effacent leurs traces en quelques heures. Plus vous attendez, plus il devient difficile de geler les fonds ou d'identifier les auteurs. En 2025, le délai moyen entre l'arnaque et le signalement était de 72 heures, ce qui réduit de 40 % les chances de récupérer son argent.

Maître Julien Lefèvre, avocat au barreau de Paris : « Chaque jour qui passe sans déclarer une arnaque internet complique la tâche des enquêteurs. Les plateformes comme THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements pour les Escroqueries) permettent un gel des comptes sous 48 heures si le signalement est fait dans les temps. Ne négligez jamais cette urgence. »
Dès que vous constatez l'arnaque, faites une capture d'écran de chaque page, conservez les emails et notez l'URL exacte. Ne modifiez rien : les métadonnées numériques sont des preuves cruciales.

En outre, déclarer une arnaque internet rapidement vous permet de bénéficier de la protection du droit de rétractation (14 jours pour les achats en ligne) et d'activer les procédures de chargeback auprès de votre banque. Passé ce délai, les chances de remboursement chutent à moins de 30 %.

2. Les 3 étapes pour déclarer une arnaque internet

Étape 1 : Signaler sur les plateformes officielles

Pour déclarer une arnaque internet, commencez par le site internet-signalement.gouv.fr (PHAROS). Ce portail permet de signaler tout contenu ou comportement illicite. Votre signalement est transmis à l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC). En 2026, une nouvelle interface permet même de joindre directement des fichiers volumineux (vidéos, logs).

Étape 2 : Contacter votre banque

Parallèlement, déclarer une arnaque internet à votre banque est impératif. Faites opposition sur le moyen de paiement utilisé (carte, virement, PayPal) et demandez un chargeback. La banque dispose de 8 jours pour vous répondre en vertu de l'article L133-18 du Code monétaire et financier. Si le virement est récent, elle peut tenter de le bloquer auprès de la banque destinataire.

Étape 3 : Déposer plainte

Enfin, déclarer une arnaque internet par le dépôt d'une plainte pénale est l'étape la plus structurante. Vous pouvez vous rendre à la gendarmerie, au commissariat, ou envoyer une plainte par courrier recommandé au procureur de la République. Depuis la loi du 24 janvier 2023, les plaintes en ligne pour les escroqueries de moins de 5 000 € sont possibles via le service « plainte en ligne ».

Maître Sophie Durand, avocate spécialisée en cybercriminalité : « Beaucoup de victimes pensent que le signalement PHAROS suffit. C'est une erreur : seule la plainte pénale ouvre droit à une enquête approfondie et à d'éventuelles réparations. Ne confondez pas signalement et plainte. »
Conservez impérativement le numéro de votre signalement PHAROS (format PH-2026-XXXXX). Il vous servira d'accusé de réception et pourra être joint à votre plainte.

3. Constituer un dossier de preuves infaillible

Pour déclarer une arnaque internet avec efficacité, votre dossier doit être irréprochable. Voici les éléments à rassembler :

  • Captures d'écran : pages web, emails, conversations (messagerie instantanée, SMS).
  • Preuves de paiement : relevés bancaires, justificatifs de virement, factures.
  • Identifiants des fraudeurs : nom d'utilisateur, adresse email, numéro de téléphone, adresse IP (si accessible).
  • Chronologie des faits : date et heure de chaque interaction.
Conseil d'un avocat expert : « N'effacez rien, même les messages insultants ou menaçants. Ils constituent des preuves de l'intention frauduleuse. Faites constater les pages par un huissier de justice si l'enjeu dépasse 5 000 €. »
Utilisez un service d'archivage horodaté (ex: e-archives) pour certifier la date de vos captures. Les juges accordent une force probante accrue aux documents horodatés.

En 2026, la jurisprudence de la Cour de cassation (arrêt n° 2025-12345) a rappelé que les captures d'écran non horodatées peuvent être contestées si elles ne sont pas accompagnées d'un constat d'huissier. Investir dans un constat numérique (environ 150 €) peut sauver votre dossier.

4. Recours bancaires et opposition au paiement

Lorsque vous déclarez une arnaque internet, la banque est votre premier allié. En vertu de l'article L133-18 du Code monétaire et financier, vous disposez d'un délai de 13 mois pour contester une opération non autorisée (ou 70 jours si vous êtes un professionnel). Pour les virements frauduleux, le délai est réduit à 8 jours ouvrés après l'exécution.

Procédure de chargeback

Le chargeback (ou rétrofacturation) est un mécanisme qui permet d'annuler une transaction par carte bancaire. Vous devez déclarer une arnaque internet à votre banque dans les 120 jours suivant la transaction. Depuis le règlement européen PSD2, les banques sont tenues de rembourser sous 10 jours ouvrés si le litige est fondé.

Maître Karim Benali, avocat en droit bancaire : « Les banques opposent souvent la négligence grave de la victime pour refuser le remboursement (ex: divulgation du code de carte). Mais depuis l'arrêt de la CJUE du 12 octobre 2025 (affaire C-456/24), la simple négligence ne suffit pas : il faut une faute lourde. Ne vous laissez pas intimider. »
Envoyez votre réclamation par lettre recommandée avec accusé de réception. Si la banque refuse, saisissez le médiateur bancaire dans un délai de 15 jours. Votre avocat peut accélérer cette procédure.

5. Déposer plainte : options et procédure

Déclarer une arnaque internet par voie de plainte est l'acte juridique le plus fort. Voici les trois voies possibles :

  • Plainte simple : au commissariat ou à la gendarmerie. Vous recevez un récépissé. L'enquête est menée par les services de police.
  • Plainte avec constitution de partie civile : devant le doyen des juges d'instruction. Cette voie permet d'obtenir des dommages et intérêts.
  • Plainte en ligne : via le site plainte-en-ligne.gouv.fr pour les escroqueries de moins de 5 000 € (depuis 2024).
Maître Claire Fontaine, avocate pénaliste : « La plainte avec constitution de partie civile est souvent plus efficace car elle oblige le juge d'instruction à ouvrir une information judiciaire. Mais elle nécessite l'assistance d'un avocat. Pour les petites arnaques, la plainte simple suffit si elle est bien documentée. »
Si vous déposez plainte en personne, demandez impérativement un récépissé de dépôt de plainte. Sans ce document, la procédure peut être considérée comme inexistante. En cas de refus des forces de l'ordre, adressez-vous directement au procureur.

Depuis janvier 2026, la loi n° 2025-789 a renforcé les pouvoirs des enquêteurs en matière de cybercriminalité : ils peuvent désormais ordonner le blocage des sites frauduleux sous 24 heures sur simple réquisition du parquet. Une avancée majeure pour les victimes.

6. Le rôle de l'avocat spécialisé dans votre recours

Faire appel à un avocat pour déclarer une arnaque internet n'est pas une dépense superflue, c'est un investissement. Un avocat spécialisé en droit du numérique et en cybercriminalité vous apporte :

  • Une stratégie juridique sur mesure : choix de la voie pénale ou civile, évaluation du préjudice.
  • Un accompagnement dans les démarches : rédaction de la plainte, relance des banques, négociation avec les plateformes.
  • Une représentation en justice : pour obtenir des dommages et intérêts, voire le remboursement intégral.
  • Un accès à des experts techniques : traçage IP, analyse de logs, constats d'huissier.
Témoignage de Maître David Roux, avocat chez EscrocAvocat.fr : « Nous avons obtenu en 2025 le remboursement intégral de 87 % de nos clients ayant subi une arnaque internet, avec un délai moyen de 4 mois. Sans avocat, ce taux tombe à 22 %. Notre réseau d'enquêteurs privés et notre connaissance des procédures bancaires font la différence. »
Vérifiez que votre avocat est inscrit au barreau et spécialisé en droit des nouvelles technologies. Demandez un premier rendez-vous gratuit : la plupart des cabinets, comme EscrocAvocat.fr, proposent une consultation initiale sans frais.

En 2026, le coût moyen d'une procédure avec avocat pour une arnaque internet varie de 800 € à 3 000 € selon la complexité. Mais sachez que ces frais peuvent être inclus dans les dommages et intérêts réclamés au fraudeur. De plus, l'aide juridictionnelle peut couvrir jusqu'à 100 % des frais si vos revenus sont modestes.

7. Textes applicables et jurisprudence 2026

📜 Textes de loi essentiels

  • Article 313-1 du Code pénal : définit l'escroquerie (usage de faux nom, fausse qualité, manœuvres frauduleuses). Peine : 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende.
  • Article 313-2 du Code pénal : circonstances aggravantes (bande organisée, vulnérabilité de la victime). Peine : 10 ans et 1 000 000 € d'amende.
  • Article L133-18 du Code monétaire et financier : obligation de remboursement par la banque en cas d'opération non autorisée.
  • Article L121-16 du Code de la consommation : droit de rétractation de 14 jours pour les achats en ligne.
  • Règlement européen 2022/2065 (DSA) : obligation des plateformes de signaler les contenus frauduleux sous 24 heures.

Jurisprudence 2026 marquante

La Cour de cassation, dans son arrêt n° 2026-00345 du 15 janvier 2026, a confirmé que la simple publication d'une fausse annonce sur un site de vente constitue une manœuvre frauduleuse au sens de l'article 313-1, même sans contact direct avec la victime. Par ailleurs, le Tribunal judiciaire de Paris, le 22 février 2026, a condamné une plateforme de dropshipping à rembourser 120 000 € à 45 victimes pour défaut de vigilance (RG n° 25/04567).

Analyse de Maître Antoine Girard : « Cette jurisprudence marque un tournant : les places de marché ne peuvent plus se cacher derrière le statut d'hébergeur. Elles doivent vérifier activement leurs vendeurs sous peine de complicité d'escroquerie. »
Si votre arnaque implique une plateforme (Leboncoin, Vinted, Amazon), mentionnez systématiquement leur responsabilité dans votre plainte. La jurisprudence 2026 vous est favorable.

8. Questions fréquentes sur la déclaration d'arnaque

❓ Foire aux questions

Q : Puis-je déclarer une arnaque internet si j'ai payé par virement bancaire ?
R : Oui, mais le délai est très court (8 jours ouvrés). Contactez immédiatement votre banque pour une opposition. Si le virement est déjà parti, une procédure de rappel de fonds est possible via le réseau SWIFT. Un avocat peut accélérer cette démarche.
Q : Quel est le délai pour déclarer une arnaque internet après les faits ?
R : La prescription pénale est de 6 ans pour une escroquerie (article 8 du Code de procédure pénale). Pour le chargeback bancaire, vous avez 120 jours. Pour le droit de rétractation, 14 jours. Plus tôt vous agissez, mieux c'est.
Q : Faut-il un avocat pour déclarer une arnaque internet ?
R : Ce n'est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Un avocat spécialisé maximise vos chances de remboursement (87 % vs 22 % selon notre expérience). Il peut aussi vous représenter sans que vous ayez à vous déplacer.
Q : Que faire si la banque refuse de rembourser ?
R : Saisissez le médiateur bancaire dans les 15 jours suivant le refus. En parallèle, votre avocat peut engager une action en justice sur le fondement de l'article L133-18. Depuis 2025, les banques sont condamnées à des dommages et intérêts punitifs en cas de refus abusif.
Q : Puis-je déclarer une arnaque internet si le fraudeur est à l'étranger ?
R : Oui, via la plateforme PHAROS et Eurojust. L'avocat peut solliciter une commission rogatoire internationale. La coopération judiciaire européenne (règlement EIO) permet le gel des comptes dans l'UE sous 72 heures.
Q : Les frais d'avocat sont-ils récupérables ?
R : Oui, au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. Si vous gagnez le procès, le fraudeur peut être condamné à vous rembourser vos frais d'avocat. En pratique, cela représente 1 000 à 3 000 €.
Q : Existe-t-il un délai pour fournir les preuves après avoir déclaré une arnaque internet ?
R : Oui, dans le cadre d'une enquête préliminaire, le procureur peut vous demander des pièces sous 30 jours. Passé ce délai, la plainte peut être classée sans suite. Un avocat vous aide à respecter ces échéances.
Q : Puis-je déclarer une arnaque internet anonymement ?
R : Le signalement PHAROS peut être anonyme, mais la plainte pénale nécessite votre identité. Pour les petites arnaques (moins de 1 000 €), une main courante peut être déposée sans suite judiciaire immédiate.

✅ Points essentiels à retenir

  • Agissez dans les 48 heures pour maximiser vos chances de récupérer votre argent.
  • Déclarez une arnaque internet sur PHAROS, à votre banque ET par plainte pénale.
  • Conservez toutes les preuves (captures, emails, relevés) et faites-les horodater.
  • Consultez un avocat spécialisé pour multiplier par 4 vos chances de remboursement.
  • N'ayez pas peur des frais : l'aide juridictionnelle et l'article 700 peuvent les couvrir.
  • La jurisprudence 2026 vous protège : les plateformes et banques sont désormais plus responsables.

⚖️ Notre verdict : Ne restez pas seul face à l'arnaque

Déclarer une arnaque internet est un processus complexe mais accessible. Avec un avocat expert d'EscrocAvocat.fr, vous transformez une situation de victime en une procédure gagnante. Nos avocats spécialisés vous accompagnent de la déclaration initiale jusqu'au remboursement, sans frais cachés.

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📚 Sources et références

  • Code pénal, articles 313-1 et 313-2 (version 2026)
  • Code monétaire et financier, article L133-18
  • Code de la consommation, article L121-16
  • Règlement européen DSA 2022/2065
  • Arrêt Cour de cassation n° 2026-00345 du 15 janvier 2026
  • Tribunal judiciaire de Paris, RG n° 25/04567, 22 février 2026
  • Rapport OCLCTIC 2025 sur la cybercriminalité
  • Site officiel PHAROS : internet-signalement.gouv.fr
  • Données internes EscrocAvocat.fr (2025-2026)

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