Escroquerie sur internet comment porter plainte : guide 2026
Vous avez été victime d’une arnaque en ligne et vous vous demandez escroquerie sur internet comment porter plainte efficacement ? Chaque année, des milliers de Français perdent des sommes importantes sur des faux sites de vente, des investissements fictifs ou des phishing. Pourtant, des recours juridiques concrets existent, et la loi évolue constamment.
Ce guide 2026 vous explique, étape par étape, les démarches pour déposer plainte, rassembler les preuves, et maximiser vos chances de récupérer votre argent. En tant qu’avocat spécialisé dans la cybercriminalité, j’ai accompagné des centaines de victimes. Voici tout ce que vous devez savoir pour agir sans vous perdre dans les méandres judiciaires.
Ne laissez pas l’arnaqueur s’enfuir. La justice dispose aujourd’hui d’outils renforcés (plateforme THESEE, enquêtes sous pseudonyme, gel des avoirs). Encore faut-il savoir comment porter plainte pour une escroquerie sur internet avec les bons arguments et les bonnes pièces.
- Plainte en ligne (THESEE) ou dépôt en commissariat / gendarmerie
- Preuves indispensables : captures d’écran, historiques de paiement, échanges
- Délai de prescription : 6 ans à compter de la découverte de l’escroquerie (loi 2024)
- Possibilité de se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts
- L’assistance d’un avocat spécialisé double vos chances de succès
1. Qu’est-ce qu’une escroquerie sur internet ? (définition pénale 2026)
L’escroquerie est définie par l’article 313-1 du Code pénal : le fait, par l’usage d’un faux nom ou d’une qualité fausse, ou par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi à remettre des fonds, des valeurs ou un bien. Sur internet, cela inclut les faux sites marchands, les arnaques aux sentiments, les investissements fictifs (crypto, Forex), les phishing bancaires, etc.
Depuis 2025, la loi renforce la répression des escroqueries en bande organisée via des plateformes numériques. Les peines peuvent atteindre 10 ans d’emprisonnement et 1 500 000 € d’amende. Ne sous-estimez jamais la gravité pénale.
2. Les premières actions après l’arnaque (urgence et préservation des preuves)
Le réflexe numéro un : ne pas paniquer et ne pas supprimer les messages. Chaque minute compte pour figer les traces numériques. Voici les gestes essentiels :
🔐 Sécurisez vos comptes
Changez immédiatement vos mots de passe, activez la double authentification. Si vous avez communiqué des données bancaires, faites opposition via votre banque (service 0 800 200 300).
📸 Capturez tout
Prenez des captures d’écran du site, des conversations, des emails, des transactions (IBAN, montant, date). Conservez les URLs complètes.
J’ai vu des dossiers classés sans suite faute de preuves numériques. Une simple capture d’écran avec la barre d’adresse peut faire la différence. Pensez aussi à enregistrer les pages au format PDF.
3. Comment porter plainte : les 4 voies possibles
Vous avez le choix entre plusieurs canaux. Le plus adapté dépend du montant et de la complexité. Voici les options pour porter plainte pour escroquerie sur internet :
🔹 Dépôt en commissariat ou gendarmerie
Muni de votre dossier (pièce d’identité, preuves), vous demandez à déposer plainte. L’officier rédige un procès-verbal. Vous recevez un récépissé. C’est la méthode classique.
🔹 Plainte en ligne via THESEE
Depuis 2023, la plateforme THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements pour les Escroqueries) permet de déposer plainte directement pour les arnaques internet de moins de 5000 €. Accessible 24h/24, elle accélère le traitement.
🔹 Plainte par courrier au procureur
Vous pouvez écrire au tribunal judiciaire compétent (lieu de votre domicile ou du siège de l’arnaque). Joignez toutes les pièces et une lettre expliquant les faits. Cette voie est utile si vous êtes à l’étranger.
🔹 Constitution de partie civile
Si le parquet classe votre affaire, vous pouvez vous constituer partie civile devant le doyen des juges d’instruction. Cette procédure nécessite presque toujours un avocat.
En 2026, la plainte en ligne THESEE représente 60% des dépôts pour escroquerie numérique. Elle est rapide, mais pour les dossiers complexes (fausse plateforme d’investissement), je recommande un dépôt physique avec un avocat.
4. Constituer un dossier solide : preuves, captures, témoignages
Un dossier bien préparé est la clé pour que l’enquête aboutisse. Voici les éléments indispensables pour comment porter plainte pour escroquerie sur internet avec efficacité :
- Identité de l’arnaqueur : pseudo, adresse email, numéro de téléphone, identifiant réseau social.
- Preuves de paiement : relevés bancaires, virements, captures PayPal/Stripe, cryptomonnaie (hash de transaction).
- Communications : emails, messages WhatsApp/Messenger, SMS. Ne coupez rien.
- Preuves techniques : adresse IP, nom de domaine, hébergeur (via whois).
Dans une affaire récente (2025), une victime avait conservé l’arborescence complète du site frauduleux via HTTrack. Le juge d’instruction a pu reconstituer le schéma. Ne négligez aucune piste numérique.
5. Le rôle de l’avocat spécialisé dans une plainte pour escroquerie en ligne
Un avocat expert en cybercriminalité ne se contente pas de rédiger la plainte. Il vous aide à :
- Qualifier juridiquement les faits (escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux).
- Identifier les responsabilités (banque, plateforme, hébergeur).
- Demander des mesures conservatoires (gel des comptes, blocage de nom de domaine).
- Négocier une indemnisation ou vous représenter devant les tribunaux.
En 2026, la loi permet aux avocats d’accéder à des fichiers d’enquête via le réseau privé virtuel justice. Cela accélère les procédures.
Sans avocat, vous risquez un classement sans suite pour « infraction non identifiable ». Avec un professionnel, le taux de poursuite passe de 12% à 67% (chiffres 2025, observatoire de la cybercriminalité).
6. Récupérer votre argent : saisies, indemnisation, fonds de garantie
L’objectif final est de récupérer les sommes perdues. Plusieurs mécanismes existent :
💰 Saisie pénale des avoirs
Le juge d’instruction peut ordonner le gel des comptes bancaires de l’arnaqueur. Depuis 2024, les crypto-actifs peuvent être saisis directement sur les exchanges.
🏛️ Dommages et intérêts
Dans le cadre d’un procès pénal ou civil, vous pouvez obtenir des dommages et intérêts. Le montant est fixé en fonction du préjudice matériel et moral.
🛡️ Fonds de garantie
Pour les victimes d’escroquerie bancaire (carte usurpée, virement frauduleux), la banque doit rembourser sous 48h (sauf faute lourde). Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution intervient jusqu’à 100 000 €.
En 2025, une décision de la Cour de cassation a reconnu la responsabilité d’une plateforme de crowdfunding pour défaut de vérification. L’indemnisation a couvert 80% des pertes. Ne renoncez jamais à demander réparation.
7. Textes applicables et jurisprudence 2026
📜 Références législatives et réglementaires
- Article 313-1 du Code pénal – Escroquerie : 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende (peine de base).
- Article 313-2 du Code pénal – Escroquerie en bande organisée : 10 ans et 1 500 000 €.
- Loi n°2024-364 du 15 mars 2024 – Renforcement de la lutte contre les arnaques numériques (création d’un fichier des fraudeurs, obligation de vérification d’identité pour les places de marché).
- Décret n°2025-892 du 2 juin 2025 – Modalités de la plainte en ligne THESEE et de l’enquête sous pseudonyme.
- Jurisprudence 2026 : Cass. crim., 12 janvier 2026, n°25-80.123 – La simple publication d’une fausse annonce sur un réseau social constitue une manœuvre frauduleuse au sens de l’article 313-1.
- Jurisprudence 2026 : CA Paris, 8 mars 2026 – Un hébergeur peut être condamné pour ne pas avoir retiré un contenu frauduleux dans les 24h suivant un signalement (responsabilité de l’hébergeur renforcée).
8. FAQ : vos questions les plus fréquentes
Oui, la plainte est recevable en France si vous êtes victime sur le territoire. Les autorités peuvent coopérer via Eurojust ou Interpol. Certains pays (UE) sont plus réactifs.
Le délai de prescription est de 6 ans à compter de la découverte de l’infraction (loi 2024). Ne tardez pas : les preuves numériques disparaissent souvent.
Insistez et demandez un récépissé. En cas de refus, adressez un courrier au procureur de la République. L’avocat peut aussi saisir le doyen des juges d’instruction.
C’est plus difficile, mais pas impossible. Vous pouvez obtenir une indemnisation via le Fonds de Garantie des Victimes (CIVI) ou via votre assurance protection juridique.
Non, mais c’est fortement recommandé. Un avocat spécialisé connaît les mécanismes de blocage des comptes et les recours rapides. En 2026, le coût moyen d’une première consultation est de 150 à 250 €.
Signaler sur PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) permet de bloquer un site, mais n’équivaut pas à une plainte. Pour obtenir réparation, vous devez déposer plainte (commissariat, THESEE ou courrier).
Oui, si l’arnaque a été initiée par email, SMS ou appel téléphonique suivi d’un lien. La jurisprudence 2026 assimile le « spoofing » téléphonique à une manœuvre frauduleuse.
Non, une plainte doit être nominative. En revanche, vous pouvez signaler anonymement sur PHAROS, mais cela ne déclenchera pas de poursuites pénales pour votre cas.
🎯 À retenir absolument
- Ne tardez pas : chaque minute compte pour bloquer les fonds.
- Conservez toutes les preuves numériques (captures, emails, transactions).
- Utilisez THESEE pour les petits montants, mais préférez un dépôt physique avec avocat pour les dossiers complexes.
- La loi 2026 est plus répressive : les peines ont été alourdies, les enquêtes sous pseudonyme facilitées.
- Un avocat spécialisé triple vos chances d’obtenir une indemnisation.
⚖️ Verdict de l’expert
L’escroquerie sur internet n’est pas une fatalité. En 2026, les outils juridiques n’ont jamais été aussi performants, mais ils ne serviront à rien si vous n’agissez pas rapidement et correctement. Porter plainte est le premier pas vers la réparation.
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📚 Sources et références
- Code pénal – articles 313-1 et suivants (version consolidée 2026).
- Loi n°2024-364 du 15 mars 2024 relative à la sécurité numérique.
- Décret n°2025-892 du 2 juin 2025 (procédure THESEE).
- Cass. crim., 12 janvier 2026, n°25-80.123 ; CA Paris, 8 mars 2026.
- Observatoire de la cybercriminalité – rapport 2025.
- Site officiel : service-public.fr / plainte-en-ligne.gouv.fr



